Fantomas (2026)
Adolescent, j’ai adoré la série de films Fantômas, avec Jean Marais, Louis de Funès et Mylène Demongeot. L’autre jour, j’ai revu la dernière partie du premier Fantômas (1964) et j’ai adoré à nouveau ! Je regarde souvent les pages Wikipédia des vieux films que je regarde, pour voir qui étaient les acteurs, où ils sont nés, où ils sont morts et où se trouvent les lieux de tournage. Malheureusement, Marais, de Funès et Demongeot sont tous partis.
Le film, en Eastmancolor, avec sa palette de bleu et de gris et sa poursuite automobile infernale dans le parc national des Calanques, est d’une autre époque, c’est évident, mais en lisant les résumés des films de la trilogie, j’ai vu à quel point le monde a basculé. Dans Fantômas contre Scotland Yard (1965), on lit ceci : « Fantômas impose une taxe de tête aux riches, menaçant de tuer ceux qui ne s’y conformeraient pas. ». Wow, le monde a bien changé. Aujourd’hui, les riches font ce qu’ils veulent : « The sky is the limit », et encore.
Claire Bretécher, auteure de bande dessinée, disait de René Goscinny, le père d’Astérix, qui avait fait beaucoup d’argent avec cette série, « que dans les années soixante-dix, c’était très mal vu de gagner du fric, très, très mal vu. »
Mais aujourd’hui, notre rapport à l’argent est tout à fait différent ; il est pragmatique et libéré de la culpabilité morale d’autrefois. Il est sûrement influencé par l’église évangélique américaine et par sa théologie de la prospérité (Prosperity Gospel).